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Lettre 43 septembre 2017

La dernière lettre :
Daoyin Yangsheng Gong en 12 mouvements – 13e Forum des sports de Saint-Malo – Vitalsport 2017 Betton – Reprise des cours – 4ème Stage International WUDANGXUANWUPAI © – “Wudang san shí liù shì tàijí quán (36 séquences)” (suite ). “Épée élixir du Wudang” (41 séquences).

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Séminaire Wudang avril 2017

Wudang Xuan Wu Pai©
Séminaire des 8 et 9 Avril 2017 à Dol-de-Bretagne – 35120
Troisième séminaire
Pour la troisième fois en France, François Hainry disciple du Grand Maître Taoïste YOU Xuande sous le titre de Maître YOU Li Fa, animera un stage sur l’utilisation des principes du Tai Chi Chuan dans les Arts Martiaux, au moyen de la forme orthodoxe du Wudang en 36 séquences, dénommé “Taichi Cream” [Wǔdāng mì chuán sān shí liù shì tàijí quán (武當秘傳三十六式太極拳)],
à Dol-de-Bretagne (35120) les 8 et 9 Avril 2017.
Cet enchaînement taoïste des monts Wudang en 36 séquences, approfondit la pratique de la dynamisation des “Trois Trésors”. L’enchaînement est enseigné dans sa dimension traditionnelle de façon confidentielle à certains disciples dans l’école du Wudang Xuan Wu Pai en Chine.
La forme peut se pratiquer dans la continuité ou séparément sous forme statique ou dynamique.
L’approche traditionnelle permet d’ouvrir la circulation de l’énergie dans le corps, de stimuler les trois “Dantian”. Cet enchaînement, au delà de l’activation de la “petite circulation énergétique” (xiao zhou tian), amène non seulement à l’activation dans le corps de la “grande circulation” (da zhou tian) ou “Circulation Céleste Majeur”, mais permet aussi de développer certains aspects énergétiques qui ne sont transmissibles qu’entre professeur et élève.
Le séminaire est ouvert à tous les pratiquants (internes et externes) quelque soit le niveau de pratique et l’âge. (Le “Wǔdāng mì chuán sān shí liù shì tàijí quán” ne peut être qu’un mieux pour la santé).
YOU LI FA (François HAINRY) est psychologue clinicien formé à l’acupuncture, et a créé une des premières écoles de formation d’enseignants du Qigong et Tai Chi Chuan en Europe en 1979. Actuellement son école se situe sur plusieurs villes : Acigné – Brest – Chatellerault – Dol-de-Bretagne – L’Hermitage – Mont-Dol – Nantes – Rennes – Saint-Malo …
YOU LI FA (François HAINRY) est l’unique représentant de la 15ème génération du WUDANG XUAN WU PAI © en France, et il est l’un des rares disciples du Grand Maître YOU Xuande à transmettre ce savoir sous sa forme authentique.
La particularité de ce séminaire sera de présenter les racines des Arts Internes du Wudang au travers d’une pédagogie adapté aux européens. Ce stage vous permettra de compléter vos connaissances de ce qui a fondé ces Arts Internes : le Taoïsme.
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Réponse à une réflexion : anecdote

Anecdote
On a aujourd’hui plus d’informations sur Sun Lutang. Quelques histoire circulent sur sa vie. On sait par exemple qu’il était très ami avec certains des membres de la famille Yang, et qu’il était aussi très ami avec Hao Wei Zhen*. On a découvert que, vers la fin de sa vie, il a voyagé pendant plusieurs années pour finir par se rendre auprès des Taoïstes dans le Wudang Shan.
Voici l’anecdote : Sun Lutang avait parfois l’occasion de présenter sa pratique devant un large public. La démonstration qu’il fit ce jour là était une composition de trois arts internes qu’il étudiait : le Xing Yi quan, le Tai Chi Chuan et le Bagua Zhang.
A la fin de cette prestation, un des spectateur se présenta et a demanda de quelle nature était la pratique. Était-ce une gestuelle proche du Kung-fu, en d’autres termes une gymnastique, ou était-ce autre chose ?
Sun Lutang lui répondit que sa démonstration n’était qu’une gestuelle qu’on nomme, pour la différencier des disciplines proche de Shaolin, Arts martiaux interne “Neijia Quan”.
Après le départ de ce spectateur, un des disciple du maître s’approcha et demanda pourquoi il avait répondu de la sorte. Le maître lui demanda de patienter quelques instants et qu’il lui donnerait une réponse une fois que toutes les spectateurs seraient partis.
L’élève attendit quelques minutes et le maître le rejoignit. Sans attendre que son disciple ne lui repose la question, il commença son explication :
Cet homme qui m’a demandé si ma pratique n’était que simplement gestuelle, deux possibilités se sont présentées. Soit il pensait que j’exécutais une gymnastique** et dans ce cas je n’avais aucune raison d’aller à l’encontre de ce qu’il pensait puisque je pars du principe qu’il ne faut jamais brusquer personne, pour ne pas envenimer les choses et qu’elles deviennent pires qu’elles ne le sont.
D’autre part, supposons que considérant ma démonstration, il n’a pas vu ou voulu voir autre chose qu’une gymnastique, qu’y puis-je ?
Bien entendu comme tu l’as compris depuis longtemps, les arts internes ne s’arrêtent pas à une simple gymnastique et vont bien au delà de la gestuelle qui n’en est que le substrat.
Mais le refus d’admettre ou de reconnaitre l’erreur est notre lot. De sorte qu’il ne sert à rien de vouloir expliquer quelque chose à une personne qui ne veut rien entendre. C’est un peu comme de tenter de faire comprendre à un aveugle de naissance les couleurs.
Sun Lutang continuat de la sorte : Un proverbe résume ma position il dit “Le cœur de certains hommes est tellement endurci, leurs oreilles devenues tellement sourdes, que leurs yeux se voilent de peur de voir et d’entendre, de peur finalement que leur cœur ne comprenne, de peur qu’ils admettent se tromper. Ce qui fait toute la différence avec l’homme droit, car de lui rien ne sort de sa bouche qui ne vient du cœur ou si tu préfères pour m’exprimer plus simplement : “un homme juste parle toujours avec son cœur et non par intérêt personnel.”
La conclusion que fit Sun Lutang fût la suivante : “Finalement que pouvons nous y faire, puisque toutes les démonstrations n’y feront rien. Il faut simplement s’armer de patience, car bien que je n’ai aucun espoir quant à ce que je peux ou ne peut pas lui faire croire ; ce que croit cette personne ne changera pas a ce qui est.”
* Voir article “Chen et Tai Chi Chan”. Il est expliqué qu’avant le début des années 50 le Style Chen n’était pas considéré comme étant du Tai Chi Chuan. Il se nommait “Boxe du Poing Canon”.
Dans “Etude sur le Tai Chi Chuan” de Ma Youqing, d’après Wu Tunan, l’auteur retrace en 1950 à Pékin le déroulement d’une conférence avec constitution d’un comité d’étude sur le Tai Chi Chuan : « en découvrant la présence de monsieur Chen Fake (style Chen) et Gao Ruizhou, un maître de la boxe du Xingyi quan, Wu Tunan interpelle l’organisateur de la conférence monsieur Zhang : Quel est le sujet de la rencontre d’aujourd’hui ? »
– Monsieur Zhang : « C’est l’étude du Tai Chi Chuan »
– Wu Tunan : « Alors qu’est ce qu’on fait des personnes qui ne pratiquent pas le Tai Chi Chuan. Est-ce qu’ils sont un simple public ou ont-ils un droit de vote ? »
– Monsieur Zhang : « Bien entendu, s’il y a des personnes qui ne pratiquent pas le Tai Chi Chuan ils n’ont pas le droit de vote. Mais toutes les personnes ici présentes pratiquent le Tai Chi Chuan. D’après vous, quelles seraient les personnes qui ne pratiqueraient pas le Tai Chi Chuan ? Pouvez vous les nommer, s’il vous plait ? »
– Wu Tunan : « Je cite deux personnes : l’une c’est Chen Fake, il pratique le “Paochui” (la boxe du poing canon) et l’autre est Gao Ruizhu, il pratique le “Xing Yi Quan”. »
Monsieur Zhang, l’organisateur se tourne vers Chen Fake : « Alors, ce que vous pratiquez c’est quoi ? C’est du Tai Chi Chuan ou ”la boxe du poing canon” ? Si vous dites que c’est du Tai Chi Chuan, comme le sujet d’aujourd’hui est l’étude du Tai Chi Chuan on pourra bien en discuter.
En effet, en Tai Chi Chuan primo on n’utilise pas la force brute ; secundo, ses principes sont les huit potentialité et les cinq déplacements. On se base dessus pour exécuter les postures et enchaînements.
On peut commencer par discuter sur les principes et les lois et on étudie les poussées des mains. Ainsi, on peut savoir ce que vous pratiquez, ”la boxe du poing canon”, le ”Xing Yi Quan”, ou le Tai Chi Chuan. »
Gao se tourne vers Chen Fake : « Ecoute, on va assister simplement. C’est d’accord pour toi ? »
Chen Fake répond : « Alors assistons. Car on ne “pratique” pas pareil. ».

** Cette prédiction s’est confirmée ; c’est cette “gymnastique lente” qui est enseignée depuis le milieu des années 60 à toute personne qui se destine au professorat de Tai Chi Chuan dans les Universités de Sports en Chine.

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Rencontre fin de saison 2015/2016

La rencontre de fin d’année se déroulera les 18 et 19 juin prochains chez Eliane et Florence.
Les 2 thèmes abordés seront :
– la pratique à 2,
– le Yangsheng Taijibang – 养生太极棒

Taiji de santé du bâtonnet ou Bâton des huit immortels

Le Taijibang ou bâtonnet de longévité est un exercice de Qi Gong qui se pratique avec un bâton. La pratique du Taijibang a été tenue confidentielle jusque dans les années 50. A l’origine exclusivement réservé à une élite, le Taijibang prendrait son origine dans les montagnes Hua Shan, l’un des berceaux de la tradition taoïste de longue vie avec le Wudang Shan.

Histoire du Taiji bang ou bâtonnet de longévité :
On attribue l’origine du Taijibang, ainsi que d’autres formes de Qi Gong, à Chen Tuan le créateur entre autre du “Liu He Ba Fa” (Les six harmonies et les Huit techniques). Ce célèbre ermite taoïste vivait sur les montagnes du Hua Shan. On dit de lui qu’il avait maîtrisé les principaux arts taoïstes : arts martiaux, méditation, médecine énergétique et Qi gong.
A partir de lui, une lignée ininterrompue de maîtres a préservé cette méthode rare de Qi gong. Ce dont on est sûr c’est que la 1ère personne qui a enseigné au grand public le Taiji bang est Zhao Zhongdao (1844-1962). Ce système aurait été conservé dans sa famille pendant plus de 250 années. En 1954 il rendit public pour la première fois ce Qi Gong à Beijing (Pékin).

La méthode du Taiji Bang
Le bâtonnet de longévité ou Taijibang est un objet en bois qui ressemble à un pommeau d’épée. Cette « baguette d’immortel » possède 2 bouts arrondis qui permettent de loger confortablement le bâton dans les paumes. Cela permet de stimuler les points d’acupuncture “Lao Gong” 8 XB. La porosité du bois permet à la force vitale de traverser le Taijibang qui va se transformer en générateur au fur et à mesure de la pratique. Les mouvements circulaires caractéristiques de ce Qi Gong permettent d’avoir une action profonde sur le système nerveux et permettent ainsi de régénérer le corps et l’esprit en peu de temps. Cette pratique est à rapprocher de certaines méditations taoïstes. Zhao Zhongdao aurait dit : « Le Taijibang est une méditation debout ». Elle apporte tous les avantages de la méditation mais permet également de renforcer la force et la vitalité d’une façon unique.
Le petit bâton permet au corps et à l’esprit de sortir de leurs schémas habituels et de trouver d’autres chemins, d’autres sensations qui permettent d’accéder facilement à une détente tonique du corps, un apaisement de l’esprit et une mise en circulation harmonieuse de l’énergie.
Il est bon de noter que la méthode permet de travailler avec et sans bâtonnet de longévi-té (Taijibang) avec des bénéfices proches de la méthode originelle. Elle peut se pratiquer dans les 4 postures du Qi Gong : debout, assis, allongé et en marche.

Le Taiji bang est un petit bâton en bois, arrondi des deux bouts,
d’environ 30 à 40cm de long, et entre 3,5 et 4,5cm de diamètre.

Qu’est que cela peut apporter de plus ? 

Le fait de tenir un bâton dans la main oblige la personne à fixer son attention sur son maintien ; peu à peu, les tensions se relâchent, les mille pensées sont remplacées par une seule : tenir le Taijibang et le mouvoir.
Ainsi, on entre au fur et à mesure dans la pratique : le corps se détend, les épaules se relâchent, les coudes pointent vers la bas, la poitrine se rentre légèrement, le dos se détend, les genoux fléchissent ; permettant ainsi de s’enraciner peu à peu. L ’esprit se calme, la respiration est longue, fine, profonde.
Pour les débutants, c’est une méthode intéressante de concentration.

Pratique :
Le Taiji bang se fait soit sur place, soit avec déplacement ou encore comme nous l’avons signalé ci-dessus soit assis ou allongé.
Debout les pas sont de trois sortes : en cavalier avec l’entrejambe arrondi, en arc et flèche “gong bu”, à pas mobile. Le poids du corps passe constamment d’une jambe à l’autre jambe, ce qui augmente l’élasticité des membres inférieurs. A chaque instant, on distingue le plein (le pied d’appui) du vide (celui qui ne sert pas d’appui).
Les mouvements de torsion en spirale renforcent la poigne des mains et les points d’acupunctures qui se trouvent au plies. L’énergie dispersée se rassemble et se concentre en un point. Le mouvement externe du Taiji bang et le cheminement de l’énergie interne ne font qu’un : en spirale convergente. La force interne est ainsi consolidée.

Bienfaits :
Les mouvements circulaires caractéristiques de ce Qi Gong permettent d’avoir une action profonde sur le système nerveux et permettent ainsi de régénérer le corps et l’esprit en peu de temps. Cette pratique est à rapprocher de la médiations assise. Elle apporte tous les avantages de la méditation mais permet également de renforcer la force et la vitalité.

– Lutter contre le stress (effet sédatif) ;
– Détendre le système nerveux ;
– Faciliter une respiration plus lente, plus profonde et plus régulière ;
– Promouvoir la circulation du Qi et du sang ;
– Régénérer le corps et l’esprit ;
– Renforcer la concentration ;
– Action au niveau de la tête avec une sensation de netteté et de repos pour le cerveau et une éclaircissement pour l’esprits (amélioration de la mémoire, régulation de la tension artérielle, sommeil facilité, vitalité accrue) ;
– Action au niveau de l’estomac (système digestif renforcé) ;
– Action au niveau des mains, sensation de gonflement des doigts ;
– Contribue à apprendre à utiliser l’Esprit (Shen) pour guider le Qi dans le corps afin de pouvoir manifester la puissance de frappe (Jin) ;
– Elimine l’énergie impure (Pai Zhuo Qi) ;
– Aide à cueillir l’énergie (Cai Qi) ;
– Le bâton en contact avec les paumes et les doigts et stimule ainsi les points situés sur les 6 méridiens d’acupuncture des membres supérieurs ;
– Stimule les points d’acupuncture par l’action de tordre le bâton (Ning bang) : “Lao Gong” 8 XB., “Yuji” 10 P., “Daling” 7 XB., “Hegu” 4 GI., etc. et permet de masser la zone réflexe correspondante.
– La répétition des mouvements, l’énergie interne “Qi”, est induit petit à petit jusqu’au bout des doigts.
– Le travail des jambes relançant la circulation énergétique dans les 6 méridiens des membres inférieurs.
– Les mouvements de la taille favorisant la circulation de l’énergie entre le haut et le bas.
– Sert à faire vibrer le Dan Tian inférieur (Dan Tian gu dang) ;
– Améliore le travailler de la petit circulation céleste (Xiao Zhou Tian), ainsi que celui de la grande circulation célèste (Da zhou Tian) ;
– Favorise le travail de l’énergie centrale (Lian Zhong Qi) ;
– Permet d’activer l’énergie ancestrale Hunyuan (Lian Hunyuan Qi) ;
On peut se servir du Bang pour des automassages, pour percuter certains points ou on le fait rouler sur certaines parties du corps…

A chaque étape correspond une série de postures. On travaille successivement les trois niveaux liés au Dan tian inférieur, central et supérieur,. On utilise dans certaines écoles un support autre : une boule Taiji qiu (太极球) ou encore une règle (Taiji ci) Dans le cas du Taiji qiu (太极球) on retrouve certaines analogies :

Généralités

L’entraînement à la balle de Taiji [Taiji qiu (太极球)] se dénomme parfois : « Qigong de la balle du Taiji Yin/Yang ». Quelles que soient les méthodes d’entraînement, toutes tendent vers les mêmes objectifs :
– Renforcer la musculature du tronc, du dos et des bras mais également de la colonne vertébrale
– Renforcer les tendons et les ligaments ;
– Apprendre à utiliser l’Esprit (Shen) pour guider le Qi dans le corps afin de pouvoir manifester la puissance (Jin) ;
– Préparer et de délier le corps. Le travail à la balle permet d’harmoniser la circulation du Qi ainsi que de travailler la coordination du corps, de la respiration et de l’esprit.

Principes
L’entraînement consiste donc en une double perception coordonnée des deux balles :
– de la balle externe (matérielle)
– de la balle interne (immatérielle) localisée dans les différents Dan Tian.

Ainsi, la rotation du ballon d’énergie interne contenu dans le Dan Tian donne sa manifestation dans la rotation de la balle externe. Les Classiques sur le Tai Chi Chuan disent que la taille conduit le mouvement. La taille agirait comme le volant d’une voiture, les mains sont les roues et répondent à l’impulsion donnée par la taille. Voilà pourquoi les mouvements du dos sont importants. Si le dos est raide, les vertèbres sont raides.
Lorsque l’on tient la balle, il s’agit de la tenir comme si on l’effleurait. Il ne faut pas la tenir fermement comme si on la compressait. La balle interne initie le mouvement de rotation de la balle externe.
Lorsque l’on travaille avec la balle, on utilise la respiration prénatale ou respiration inversée.

Travail des rotations à la balle (Taiji Qiu) le travail est axé dans 3 directions :
– un travail interne (sans la balle) de renforcement du Qi (Peau, Os, Moelles)
Préliminaire :
Pour réaliser correctement cet exercice il faut chercher dans un premier temps à prendre en compte globalement les sens qui entrent en action ici. Ce sont : le toucher, la vue ; et aussi l’ouïe qui peut dans une certaine mesure entrer en ligne de compte.
Une fois ces sensations tactiles et visuelles et auditive mises en action on éprouve : la forme, la consistance, la texture, le poids, la couleur du ballon et aussi le bruit que fait la main en se déplaçant sur la surface de celui-ci. Cette prise de contact avec le ballon imaginaire dure une minute ou deux. Si l’on éprouve de grandes difficultés à imaginer le ballon il est possible dans un premier temps prendre un ballon en main et essayer d’éprouver à son contact les diverses impressions dont nous avons parlé ci-dessus.
Interne (sans la balle) 
Ce premier travail consiste à apprendre à utiliser l’Esprit pour guider le Qi vers la moelle osseuse afin d’activer et de régénérer celle-ci. En chinois, on l’appelle Zhua Qi et appartient au côté Yin de l’entraînement. Ce travail apprend également à utiliser l’Esprit pour guider le Qi vers la surface de la peau pour renforcer le Wei Qi, ce qui appartient au côté Yang de l’entraînement.
– un travail externe (avec la balle) de préparation du corps (Muscles, Tendons, Ligaments)
Externe (avec la balle)
 Cette deuxième étape consiste à préparer et renforcer le corps physique, et notamment les muscles, tendons et ligaments.
– un travail d’union de l’énergie interne et externe (sans la balle)
Unification de l’interne et de l’externe (sans la balle) 
Cette dernière étape de l’entraînement de la balle consiste à unifier le Qi interne et ses manifestations externes par le corps. Il faut donc utiliser l’esprit pour guider le Qi vers le corps pour activer son fonctionnement et une meilleure manifestation de la puissance (Jìn).

Il existe également 4 schémas d’entraînement de base aux cercles :
– cercles verticaux (Chui Zhi Zhuan Quan) vers l’avant (Qian Zhuan)
– cercles verticaux (Chui Zhi Zhuan Quan) vers l’arrière (Hou Zhuan)
– cercles horizontaux (Shui Ping Zhuan Quan) dans le sens des aiguilles d’une montre (YANG) (Shun Shi Zhen Zhuan)
– cercles horizontaux (Shui Ping Zhuan Quan) dans le sens inverse des aiguilles d’une montre (YIN) (Ni Shi Zhuan Quan)

Dans la pratique :
Le Yangcheng Taiji Bang de l’école Dao Yin Yang Sheng Gong, créé par M. Zhang Guang De, demande de préférence un bâton léger, fin et assez court pour faciliter les mouvements de rotation.
Les formes (il en existe deux), sont aussi de bons complément à la pratique du Tai Chi Chuan.
Le travail du poignet est particulièrement intéressant pour la pratique de l’épée et du sabre qui demande de la souplesse et un bon contrôle de notre centre (taille) et des membres supérieurs, de l’épaule jusqu’au bout des doigts.

Yangsheng Taiji bang – 养生太极棒

Taiji de santé du bâtonnet ou Bâton des huit immortels

1 : Nan Shan Xian Rui – Le mont Nan Shan apporte le bonheur

2 : Ji shi zhou han – L’Arche qui sauve le monde

3 : Yu tu dao yao – Le lapin de jade prépare la pilule d’immortalité (en écrasant les plantes dans un mortier avec un pilon.)

4 : Yue ma zhen chun – Le cheval galope avec l’énergie du prin-temps

5 : Su hai han chao – La richesse de la culture traditionnelle est comme un océan

6 : Gong shen xia bai – Faire une inclinaison profonde

7 : Qian Kun Jiao Tai – la Terre et le Ciel se réunissent

8 : Huai bao tai ji – Embrasser le Taiji

Fermeture

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